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Haïti est un pays des Caraïbes. Il occupe le tiers occidental de l’île caribéenne d’Hispaniola; la République dominicaine occupe les deux tiers orientaux. Haïti a deux péninsules principales, une au nord et une au sud. Entre les péninsules se trouve l’île de la Gonâve. Haïti a une superficie de 27 750 kilomètres carrés. La capitale est Port-au-Prince, une ville de 3 millions d’habitants. Haïti a une population de 11,75 millions d’habitants. 95% de la population sont des noirs d’origine africaine. Les 4,5% restants sont composés de mulâtres descendants de femmes noires esclaves et de colons blancs et de 0,5% de blancs d’origine étrangère pour la plupart syrio-libanais. La religion principale est le vaudou à environ 70% et ensuite le christianisme des dénominations suivantes, catholique, baptiste, adventiste et plus récemment pentecôtiste. 

Haïti est la première république noire indépendante du monde. L’indépendance fut obtenue le 1er janvier 1804 après 14 ans de révolution haïtienne, une lutte sanglante contre la France durant laquelle près de 20% à 30% des 500 000 esclaves furent tués. 

Haïti est séparée de Cuba au nord-ouest par le Canal du Vent, une bande d’eau d’environ quatre-vingt-dix kilomètres de large. La limite orientale du pays borde la République dominicaine. Une série de traités et de protocoles – dont le plus récent était le Protocole de révision de 1936, définit la frontière orientale de 388 kilomètres, qui est formée en partie par la rivière Pedernales au sud et la rivière Massacre au nord. 

L’une des deux langues officielles d’Haïti est le français, qui est la principale langue écrite. Il est parlé dans de nombreuses écoles et dans certains bureaux administratifs autorisés. Il est parlé par les Haïtiens instruits et est utilisé dans le secteur des affaires. La seconde est le créole haïtien récemment normalisé, qui est parlé par pratiquement toute la population haïtienne et est présentement utilisé dans tous les sphères de la vie nationale.  

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Le créole haïtien est l’une des langues créoles basées sur le français, il est fortement lié au français avec une infusion de quelques mots espagnols et anglais (Daiva: bon nageur => de Diver; Tchul: élégant => de Chulo [espagnol]). 

Le territoire d’Haïti comprend trois régions: la région du nord, qui comprend la péninsule du nord; la région centrale; et la région sud, qui comprend la péninsule sud.  De plus, Haïti possède plusieurs îles avoisinantes. Haïti est divisée en régions administratives appelées département. Elle a 10 départements; Artibonite, Centre, Grand’Anse, Nippes, Nord, Nord-Est, Nord-Ouest, Ouest, Sud, Sud-Est. Historiquement, jusqu’aux années 1960, elle ne comptait que 5 départements; Artibonite (incluant Centre), Nord (incluant Nord-Est), Nord-Ouest, Ouest (incluant Sud-Est), Sud (incluant Grand’Anse).

Plage à Labadie

Haïti a une Assemblée Nationale bicamérale composée du Sénat (30 sièges ; membres élus par votre populaire pour un mandat de six ans ; un tiers élus tous les deux ans) et de la Chambre des députés (119 sièges ; les membres sont élus par vote populaire pour un mandat de quatre ans). Remarque – lors du rétablissement du Sénat, le candidat dans chaque département ayant reçu le plus de voix à la dernière élection sert un mandat de six ans, le candidat ayant le deuxième plus de votes sert quatre ans, et le candidat ayant le troisième plus de votes sert deux ans. La constitution actuelle a été approuvée en mars 1987 et amendée en 2012. 

Haïti est une terre d’une grande production culturelle. De la musique aux arts, le pays a produit de nombreux grands artistes tel le rappeur de renommée mondiale Wyclef Jean ; la musicienne Régine Chassagne co-fondatrice du groupe rock Canadien de réputation mondiale Arcade Fire; les chanteurs Emeline Michel, Ansi Derose, Sara Rénélik, Luc Mervil; les écrivains Frank Etienne, Frank Romain, René Dépestre, Danny Laferrière membre de l’Académie Française, Edwidge Danticat ; les artistes Anthony Kavanah, Jean-Jean Pierre ; les guitaristes Dadout Pasquet, Robert Martino ; le groupe de jazz String, etc. ; les peintres Jérome Polycarpe, Frantz Matthieu, Claude Dambreville, Fernand Pierre, Jean Louis Louisius, Joel Gauthier, etc.

Haïti est mondialement reconnu pour son art distinctif, notamment la peinture et la sculpture. De nombreux groupes d’artistes dans les « écoles » de peinture, comme l’école de Cap-Haïtien, spécialisée surtout dans les représentations de la vie quotidienne en ville, de l’école de Jacmel, qui reflète les montagnes escarpées et les baies de cette ville côtière, ou de l’école Cité-Soleil, qui se caractérise par des formes humaines abstraites et est fortement influencée par le symbolisme Voodoo. En 1947, André Breton incluait des peintures haïtiennes dans son célèbre ouvrage « Surréalisme et Peinture ». D’autres critiques et écrivains comparèrent les artistes haïtiens à Gaugin et Rousseau.

Le carnaval ou Mardi-Gras est la plus grande fête en Haïti et est tenu en février. C’est un grand élément de la culture haïtienne qui remonte au temps de l’esclavage. Surtout à Port-au-Prince, la parade du Carnaval qui traverse le parc du champ-de-mars, attire chaque année près de 800 000 personnes qui se rejoignent pour une grande fête de trois jours pour clôturer le mois de la longue saison du Carnaval. En termes de taille et de participation du public, il est probablement deuxième au monde et est devancé uniquement par le grand Carnaval de Rio du Brésil. Toutes les couches de la société participent à cette fête nationale unique. Depuis 2012, on a amené le concept de carnaval national financé par le gouvernement central et qui est tenu en rotation jusqu’à maintenant dans les 5 plus grandes villes du pays incluant la capitale.

La cuisine haïtienne provient de plusieurs styles culinaires des différents groupes ethniques qui peuplaient la terre, à savoir les Français, les Africains et un peu les Amérindiens Taíno. Un aliment populaire est la banane pesée (ban-nan’n pezé), des tranches de plantain aplaties frites dans de l’huile végétale (appelées tostones en République dominicaine et à Porto Rico). Il est consommé à la fois comme collation et dans le cadre d’un repas, souvent avec du tassot ou du griot, qui sont respectivement de la chèvre et du porc frits.

Le football est le sport le plus populaire en Haïti. Outre la ligue de première division dans laquelle jouent les clubs des grandes villes, des centaines de petites équipes de football compétitionnent au niveau local. Haïti a participé à la coupe du monde de 1974 et a perdu par un score de deux à un contre l’Italie. Emmanuel Sannon a marqué le premier but du jeu pour en faire ainsi le premier but marqué par une petite nation du tiers-monde contre un ancien champion du monde et champion d’Europe.

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Des millions d’Haïtiens vivent à l’étranger, principalement en Amérique: en République Dominicaine, aux États-Unis, à Cuba, au Canada (principalement à  Montréal) et aux Bahamas. Ils vivent aussi dans d’autres pays comme la France, les Antilles françaises, les iles Turks et Caicos, le Vénézuéla et la Guyane française. On estime à 600 000 le nombre d’haïtiens vivant aux États-Unis, à 100 00 ceux du Canada et n’importe où entre 500 000 et 800 000 ceux en République Dominicaine. La communauté haïtienne en France atteint environ 80 000 personnes et jusqu’à 80 000 haïtiens vivent aussi maintenant aux Bahamas. Voici les noms de quelques hommes d’affaires Haïtiens importants de la Diaspora: feu Thomas Désulmé le réputé fondateur de Thermo-Plastics Jamaica Ltd. la plus grande compagnie de produits plastiques de la Jamaïque; Dumarsais Siméus ancien président de TLC Beatrice Foods, propriétaire de la compagnie agro-industrielle Simeus Food International Inc. aux Etats-Unis (fortune personnelle estimée à $100 millions US).

En République dominicaine le racisme contre les Noirs en général et les Haïtiens en particulier, est endémique. Un envoyé de l’ONU en octobre 2007 a confirmé cette réalité. La haine des Haïtiens provient en partie de l’occupation haïtienne de la République Dominicaine pendant 20 ans dans les années 1830 et surtout de la peur du peuple dominicain qui pense que le mélange potentiel avec les haïtiens constitue une menace pour leur patrimoine ethnique hispanique (principalement la couleur de peau claire) qu’ils opposent dans leur esprit aux racines africaines qu’ils ont rejetées.

Ce complexe de supériorité est exacerbé par la grande pauvreté qui existe en Haïti. Notez que sous le règne du dictateur dominicain Trujillo dans les années 1930 de 20 000 à 30 000 Haïtiens furent massacrés le long de la frontière nord. Cette action visant à nettoyer des Haïtiens le territoire de la frontière dominicaine constitue en réalité une déclaration de guerre déguisée, à laquelle la nation haïtienne ne pouvait pas répondre étant trop faible à tous les niveaux. L’espoir du leadership dominicain à l’époque était en partie d’avoir l’opportunité à travers une guerre officielle d’occuper Haïti comme une réponse historique à l’occupation haïtienne antérieure de leur pays. 

http://haitivision.ca

Le livre de l’ancien président dominicain Joachim Balaguer (un dominicain blanc) « La Isla al revès » publié en 1984 est assez révélateur à cet égard. Sa thèse sur la menace haïtienne contre la République dominicaine est longue et résonne clairement avec la grande majorité de la population. Le sentiment social anti-haïtien était fort en RD en réaction au livre. Les relations se sont récemment améliorées entre les deux pays car la République dominicaine profite pleinement du marché haïtien captif pour les produits agricoles et manufacturés.

Le PIB par habitant d’Haïti (parité de pouvoir d’achat) est de 1 300 $ (estimation de 2009) classé 203e dans le monde. Il n’a pas changé depuis 2007. La stagnation économique d’Haïti est le résultat de politiques économiques inappropriées, de l’instabilité politique, de la corruption, d’une pénurie de bonnes terres arables, de la dégradation de l’environnement, de la continuelle utilisation de technologies agricoles traditionnelles, de la sous-capitalisation et du manque d’investissements publics dans les ressources humaines, de la migration de grandes parties de la population qualifiée et d’un taux d’épargne nationale faible.

Le classement IDH (indice de développement humain) de 2009 est légèrement mieux au 149e rang. Cependant, c’est nettement inférieur au Nicaragua, qui occupe avant Haïti l’avant-dernière place dans le groupe du continent américain, mais qui est classé quand même 124e au monde.

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